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Les personnes qui souffrent de phobie administrative n’aiment pas voir les températures s’adoucir et le soleil briller. En effet, chaque année, le printemps accueille la déclaration de revenus. C’est le moment de payer ses impôts, ce qui angoisse énormément de contribuables.
Ils ont effectivement peur de faire des erreurs et de ne pas comprendre toutes les subtilités fiscales. Sans elles, ils peuvent passer à côté de certaines réductions intéressantes. Il faut se préparer, puisque les foyers fiscaux pourront commencer à remplir leur déclaration dès le 10 avril 2025.
Impôts : les dates à connaître
S’il est important de connaître le lancement de la période fiscale, il faut aussi ne pas oublier les dates limites à respecter. Si vous validez votre déclaration au-delà de la bonne date, gare aux conséquences. En effet, le Code général des impôts est formel à ce sujet. Les contribuables en retard s’exposent à une majoration de 10 % (20 % après 30 jours de retard).
Ainsi, retenez bien les dates que nous allons vous donner. Elles concernent les déclarations pour les impôts en ligne. Trois dates apparaissent et dépendent de votre lieu de résidence. Pour les départements 1 à 19, la date limite tombe le 22 mai 2025. Pour les départements 20 à 54, il faut remplir la déclaration avant le 28 mai 2025. Enfin, les autres (55 à 976) ont jusqu’au 5 juin 2025.
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Quant à la déclaration au format papier, la date limite est un peu plus tôt. Effectivement, vous avez jusqu’au 20 mai 2025. Il faut envoyer les documents avant cette date. Maintenant que nous connaissons les dates, découvrons ensemble les pièges à éviter. Après tout, vous voulez payer le juste montant de vos impôts et éviter un contrôle fiscal, n’est-ce pas ?
Les pièges à éviter dans votre déclaration
Depuis 2018, les revenus issus des placements financiers (dividendes, intérêts, plus-values mobilières) sont soumis au PFU, également appelé « flat tax« , au taux de 12,8 %. Dans les faits, ce système simplifie la taxation. Cependant, il peut désavantager certains contribuables modestes.
En effet, les Français qui se trouvent dans les deux premières tranches d’imposition (0 % ou 11 %) pourraient payer plus d’impôts que nécessaire. Pour éviter cette situation, il est possible de renoncer au PFU et d’opter pour l’imposition au barème progressif.
Cette option se fait en cochant la case 2OP lors de la déclaration. Pour déterminer si cette alternative est avantageuse, comparez les montants d’impôt calculés avec le PFU et avec le barème progressif (Capital).
Nous vous encourageons à remplir votre déclaration le plus tôt possible. En effet, durant la période déclarative, vous pouvez effectuer toutes les modifications nécessaires. Vous avez même jusqu’au 25 juin 2025 pour corriger rapidement et facilement des erreurs.
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Pour cela, il vous suffit de vous rendre sur le site des impôts et de cliquer sur « Accéder à la déclaration en ligne » puis sur « Corriger« .
Impôts : les nouveautés à connaître
Comme chaque année, le barème fiscal profite d’une revalorisation. Ainsi, le seuil d’entrée dans l’impôt passe à 11 497 euros. De son côté, le taux maximal (45 %) concerne les revenus au-delà de 180 294 euros. C’est une bonne nouvelle.
En effet, comme nous l’indique Capital, cette réindexation sur l’inflation permet à environ 800 000 foyers fiscaux d’échapper à l’imposition.
En outre, le gouvernement vous encourage à réaliser des dons pour Mayotte, victime du passage du cyclone Chido en décembre 2024. Si vous réalisez des dons entre le 17 décembre 2024 et le 17 mai 2025, vous profitez d’une réduction d’impôt de 75 % (dans la limite de 1 000 euros).