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Cette aide mensuelle inconnue de 150 euros sans condition de revenus crée la polémique

Les Français rêvent de cette nouvelle aide de 150 euros. Mais elles rencontrent des oppositions qui compliquent sa naissance.

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En 2025, l’insécurité alimentaire en France est un enjeu de taille pour le gouvernement. Alors que de nombreux citoyens ne mangent pas à leur faim ou se tournent vers des produits de mauvaise qualité, une aide pourrait soutenir les personnes qui en ont besoin.

D’un montant de 150 euros par mois et accessible sans condition de revenus, cette aide rencontre déjà un succès auprès des communes qui l’ont mise en place pour tester son efficacité. Cette idée d’un député écologiste rencontre des oppositions, mais ce dernier les balaie en soulignant qu’il faut soutenir les plus précaires.

Une aide pour mieux manger

Cette aide n’arrive pas comme un cheveu sur la soupe. Elle vient répondre à une crise réelle que nous vivons en France : la précarité alimentaire. Selon le Crédoc, une personne sur six en France ne mange pas toujours à sa faim.

L’inflation et la hausse des prix n’aident pas. Les Français peinent à boucler les fins de mois. Alors, ils se tournent généralement vers des produits ultra-transformés, moins chers à l’achat. Cette aide veut s’imposer comme une réponse concrète à ce problème de santé publique.

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En effet, elle permet aux bénéficiaires d’acheter des produits alimentaires auprès d’enseignes partenaires, notamment des épiceries solidaires, des marchés locaux et des magasins conventionnés.

Ce soutien repose sur trois principes fondamentaux. D’abord, son universalité, puisqu’elle s’adresse à tout le monde. Ensuite, son conventionnement : l’argent peut être dépensé uniquement dans des commerces qui respectent des critères sociaux, environnementaux et sanitaires. Enfin, elle repose sur une cotisation solidaire. Dans les faits, chaque participant doit contribuer. L’importance de la participation dépend des moyens de chacun.

Une aide déjà expérimentée en France

Des expérimentations ont déjà été menées dans près de 40 collectivités locales, notamment à Bordeaux, Montpellier et Clermont-Ferrand, ainsi que dans certains arrondissements parisiens et en Gironde. Ces tests ont démontré leur efficacité en améliorant l’accès à des aliments sains tout en soutenant les producteurs locaux.

Auprès de Franceinfo, Charles Fournier, à l’origine du texte, précise comment il envisage cette aide : « Il ne s’agit pas d’instaurer aujourd’hui une Sécurité sociale de l’alimentation. Mais il y a le besoin de donner un cadre, de rappeler les principes et de tester cela de manière équitable partout en France. »

Cette aide a déjà séduit la commission des affaires économiques, le 12 février dernier. Pour autant, elle rencontre de vives oppositions qui pointent du doigt les dépenses qu’elle engendrerait. Des remarques que le député écologiste balaie simplement : « Il s’agit des mêmes arguments que l’on entendait lors de la mise en place de la Sécurité sociale. »

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Les enjeux économiques

D’après les estimations, la mise en place de cette aide coûterait 120 milliards d’euros. Toutefois, cette charge ne serait pas totalement assumée par l’État. Selon Charles Fournier, le financement serait partagé entre l’État (50 %), les collectivités territoriales (25 %) et la cotisation citoyenne ajustée selon les revenus (25 %).

En outre, le député préfère ne pas se concentrer uniquement sur le coût de l’aide. En effet, il voit surtout que ce système permettrait de mieux rémunérer les agriculteurs locaux. De plus, elle pourrait s’imposer comme un levier important contre la malbouffe.

Il ne faut pas oublier, en outre, les conséquences positives sur le long terme, même d’un point de vue économique. Une alimentation déséquilibrée entraîne des maladies, comme l’obésité ou le diabète. Or, elles coûtent respectivement 10,6 milliards et 8 milliards d’euros par an à la Sécurité sociale (source : Boursorama).

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